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du 26 mai au 27 juin 2009
 Tous les articles sur la Colombie en un seul click
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mardi 26 mai 2009
le mercredi 27 mai 2009
Les 28 et 29 mai 2009
le vendredi 30 mai 2009
Le dimanche 31 mai 2009
Le lundi premier juin 2009
Les 2 et 3 juin 2009
Le 4 juin 2009
le 5 juin 2009
le samedi 6 juin 2009
San Gil, du 7 au 12 juin 2009
le 9 juin 2009
le 11 juin 2009
Le 12 juin 2009
Le 13 juin 2009
Le 14 juin 2009
Le 15 juin 2009
Le 16 juin 2009
Le 17 juin 2009
le 18 juin 2009
Le 19 juin (bon anniv' Den) et le 20 juin 2009
Les 21 et 22 juin 2009
le 23 juin 2009
le 24 juin 2009
le 25 juin 2009
le 27 juin 2009
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Publié à 23:19, le mardi 21 juillet 2009 dans k. La Colombie, Colombie Mots clefs : |
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La Colombie, on ne pensait pas y venir et on y a passé un mois ... C'est l'avantage de ne pas avoir de contraintes (enfin pas encore) dans le voyage.
Vous l'avez compris en lisant les articles sur ce pays, on a adoré. Pour la diversité des paysages, pour la nourriture et les nouveaux fruits, pour les gens si serviables.
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Voici quelques détails de la Colombie qui nous ont marqué car on ne les a pas vu ailleurs dans notre voyage :
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Les motos taxis : il y en a partout, tout le temps !
Ça ne consomme presque rien, ça se faufile partout, et comme personne ne va très vite, c'est nettement moins dangereux que sur le boulevard périphérique parisien. Autre particularité, tous les motocyclistes portent un gilet orange fluo avec bandes réfléchissantes montrant, comme le casque, le numéro d'immatriculation de la moto ou mobylette.
Como conduzco ? Comment il a conduit ?
Ça, on l'avait déjà vu au Canada. A l'arrière des bus, à l'extérieur, il est écrit "Como conduzco?" avec un numéro de téléphone : une invitation à dénoncer toute conduite dangereuse de la part des chauffeurs de bus. En plus à l'intérieur des bus, un écran digital visible par tous les passagers affiche la vitesse en temps réel. Tant que c'est vert, c'est qu'on est à moins de 75km/h, de 76 a 79 c'est en orange, et ça passe au rouge pour 80 et plus, les bus étant limités 80km/h. On a même vu "Alert", quand le bus dépasse 99 !!! Mais on a aussi vu des compteurs qui devaient être trafiqués car ils sous estimaient largement la vitesse. Ou d'autres bloqués à 51.
Le système de numérotation des rues :
En Colombie, c'était simple d'aller à n'importe quelle adresse. Les villes sont quadrillées par des « calles » en nord sud et des « carreras » en est-ouest. Elles ne portent pas de noms mais toutes des numéros.
Donc pour donner une adresse, on dit par exemple : "calle 3, 10-25". Cela veut dire dans la calle numéro 3 (qui est entre la calle 2 et la calle 4, évidemment), il faut aller jusqu'à la carrera 10 (entre la 9 et la 11) et marcher 25 mètres en direction de la carrera 11. Un système ultra précis et facile à utiliser : pas besoin de savoir où se trouvent les rues, il suffit de savoir compter !
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Sarko : il nous suit partout !!
On ne sait pas ce que vous en pensez mais nous, on trouve qu'il ressemble vachement au mec du billet de 1000 pesos (qui ne vaut pas grand chose). Non ???
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A la orden !
On pourrait traduire ça par « à vos ordres » mais l'idée c'est plus « à votre service ». Ca c'est la phrase qu'on a le plus entendu en Colombie. Et c'est vraiment à l'image du pays : les gens sont toujours prêts à vous renseigner, à vous aider.
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Publié à 05:16, le mardi 21 juillet 2009 dans k. La Colombie, Colombie Mots clefs : |
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le 27 juin 2009
Réveil matinal, car plus on sera tôt à la frontière, moins il y aura de monde.
Nous y sommes après 5 minutes de taxi et il y a déjà une queue de 20-30 personnes devant nous, avec un seul guichet ouvert. Au bout d'une heure, nous obtenons enfin notre tampon de sortie (sans fouille des sacs) et rejoignons à pied le bureau de l'immigration équatorien. Une étudiante en médecine nous interroge sur les endroits visités et nous parle de grippe H1N1 en Équateur : seules les villes de Quito et Guayaquil sont touchées pour l'instant.
Nous retrouvons nos mêmes voisins de queue côté Equateur et devons patienter, assis cette fois, car tous les guichetiers ont disparu. Dans la queue, une fille colombienne que l'on interroge sur la durée et le prix du trajet pour Quito nous propose de la suivre : elle même s'y rend car elle y travaille comme infirmière. Et oui, elle préfère être payée en dollars qu'en pesos colombiens.
Ça y est, le passeport est tamponné. On file donc à 3 prendre un minibus et des petits pains au fromage en guise de p'tit dej.
On nous débarque dans la gare routière du premier village équatorien ou l'on achète nos tickets de bus pour un départ immédiat. En fait le bus est déjà parti et on l'attrape in extremis. Il est complètement vide . Comme les bus s'arrêtent n'importe où, personne ne fait l'effort de venir à la gare routière : il suffit d'attendre gentiment le bus sur son trajet ! Mais le risque, c'est de rester debout pendant tout le trajet si le bus est plein.
Des femmes montent à bord pour vendre des trucs à bouffer, on goûte puis on en reprend car ça nous a plu. "Vous allez devenir gros" nous dit gentiment la colombienne...
La traversée de Quito jusqu'au terminal terrestre nous parait très longue : c'est que Quito est une agglomération très étendue, entourée de montagnes dont les flancs sont recouverts de maisons, comme à Medellin. Nous indiquons l'adresse de l'agence de voyage au chauffeur de taxi. Ici, on donne le nom de la rue et le numéro, ainsi que le nom de la rue perpendiculaire la plus proche. Mais avec les sens uniques, c'est pas toujours facile. En plus, il semble qu'un nouveau système de numérotation vient d'être mis en place (double numérotation sur les murs).
On finit par trouver l'agence, mais elle est fermée !!! Quoi? On est samedi après midi, en pleine haute saison, et c'est fermé ? On n'avait pas prévu ca. Du coup c'est rapé pour partir demain aux Galapagos. On est un peu déçu car on s'est dépêcher pour rien. Si on avait su, on serait rester un peu à Cali, on aurait visité le sanctuaire à Ipiasles, on se serait arrêté pour le marché et la fête à Otavalo ...
Bon et bien tant pis, on va en profiter pour se reposer vraiment et lundi, on cherchera une autre agence. On reprend un taxi pour l'Auberge Inn qui nous a été chaudement recommandée par Reto (non Reto n'est pas le diminutif de Renato). Ce qui est top ici, c'est que l'hôtel abrite aussi une agence de voyage, dont les 2 copropriétaires sont français, et un restaurant. Vu le nombre d'offres de dernières minutes affichées sur les vitres, on devrait pouvoir trouver une croisière sans trop de problèmes. On passe la soirée à mettre à jour le blog, ou plutôt à tenter de réduire le retard. On dîne au resto du RDC, en étudiant les différentes formules Galapagos proposées par l'agence, mais aussi la jungle, le Cotopaxi ... On est très indécis sur le programme en Equateur car notre première idée, c'était de faire les Galapagos puis de filer au Brésil en bateau depuis Cocoa. Sauf qu'avec notre retour en France fin aout, ca devient un peu chaud côté timing ...
Comme on craint l'overdose de musée, demain on va à Mitad del mundo (moitié du monde), une ville à 1h de bus située pile poil sur la ligne de l'équateur.
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Publié à 04:48, le mardi 21 juillet 2009 dans k. La Colombie, Ipiales Mots clefs : |
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Le vendredi 26 juin 2009
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La nuit dans un vrai grand lit a été excellente. Une fois levés, nous nous installons sans bruit dans le bureau pour charger les photos de Villa de Leyva sur le PC. On en profite pour regarder notre mail : l’agence de voyage nous propose toujours un départ pour les Galapagos après demain. Par contre, ils demandent un paiement par virement bancaire pour finiliser la réservation. Nous, cela me nous plait pas beaucoup et puis, cela implique de passer dans une banque. Du coup, on préfere essayer d'arriver le plus vite possible à Quito pour payer directement à l'agence.
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Martha tente d’appeler Liliana mais elle ne répond pas. Ca aurait été amusant de lui parler depuis chez elle ! On regarde ensemble les photos de la famille à Villa de Leyva puis Martha nous montre une petite vidéo de Stéphane avec les autruches ! Excellente !
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Nous petit déjeunons ensuite tous les 4 : pour l'occasion, l’employée de maison a préparé un vrai petit dej colombien.
Comme Maria, qui vit à Séville, nous dit qu'elle va bientôt passer voir sa soeur Liliana à Paris, on lui laisse quelques carnets de voyage (Nicaragua, Costa Rica et Panama). Céline ne voulait pas les confier à la poste et ça commençait à peser lourd !!!
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Une fois nos sacs prêts, nous nous éclipsons pour aller acheter en douce des tournesols afin d’offrir un joli bouquet pour remercier Martha et Maria pour leur accueil. Ce sont les fleurs préférées de Maria.
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De retour à la gare routière, nous attendons le bus qui a plus d'une heure de retard. Nous offrons des biscochos à un papy qui s’impatiente à côté de nous. Il se rend à la remise de diplôme de son petit fils. Il a visité la France et l'Europe dans le cadre de ses études de médecine, il y a bien longtemps et il nous raconte combien, selon lui, la France a influencé son pays, nottamment la “Révolution Française”. Depuis le début du voyage, on nous a souvent parlé de la révolution française. On n'avait jamais réalisé avant, combien elle a pu montrer l'exemple en Amérique Latine.
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Le bus finit par arriver. On a des places numérotées mais comme le bus roule depuis longtemps, les gens ont bougé et plus rien n'est respecté. Du coup, au lieu d’avoir les 2 places derrière le chauffeur, on récupère les 2 places du fond, juste en face des toilettes. C'est un bus Bolivariano et la compagnie nous a été recommandée par plusieures personnes mais sans préciser qu'il ne fallait pas prendre un bus qui fait les frontières !!! Car ce bus est parti du Vénézuela. Il a déjà traversé presque toute la Colombie pour rejoindre l'Equateur ce soir. Vous pouvez imaginer l'état des toilettes ... L’odeur dans tout le fond du bus est insupportable.
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Au bout de 2h, on fait une pause et on en profite pour se plaindre auprès du chauffeur (et pour une fois, il n'y a pas que les français qui râlent). Il dit ne rien pouvoir faire (personne ne s’est assis à la place indiquée sur les tickets), il ne veut pas faire déplacer tout le monde. Il se plaint à son tour des guichetiers qui persistent à vendre des places numérotées, et de la compagnie à qui le problème des toilettes a déjà été signalé plusieurs fois. Mais comme des gens sont descendus à cet arrêt, il nous conseille de vite prendre les places libres devant. Ouf, ca va mieux. Il faut dire qu'il nous reste encore 6h de route ...
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Avant de repartir, un jeune homme monte à bord, avec une malette. Il se dit “étudiant volontaire” et à l’aide de schémas et de posters, parle du cancer de la prostate et du cancer des seins. C'est bein expliqué et on trouve cette initiative plutôt chouette : faire de la prévention dans les bus, quand les gens sont attentifs, c’est plutôt bien vu. Et quand en plus c'est fait de façon pédagogique ... Mais bien vite il se met aussi à parler de pilules magiques à la levure de bière qui permettent d’éviter les cancers car ellles “nettoyent” le corps. Il précise également, sans en avoir l’air, qu’en fonction du timing de prise des pilules (avant ou pendant les repas) c’est accessoirement un excellent moyen de perdre ou de prendre du poids.
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Evidemment, exceptionnellement, aujourd’hui, rien que pour ce bus, il y a une grosse promo et plein de gens achètent les fameuses pilules. En cadeau il y a aussi un bouquin qui explique comment se soigner par les plantes et il parait que ça parle aussi des soins aux chevaux. Là, Céline dresse l'oreille et en prend un exemplaire pour le feuilleter. Mais rien sur les chevaux, c'est son espagnol qui l'a trahi ! Car elle a confondu "cabello" (cheveux) et caballo (cheval). Tant pis !!!
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A 23h le bus s’arrête, et on se réveille en sursaut ! On doit être arrivés à Ipiales puisqu’on devait y arriver à 22h et qu’on est parti avec 1h de retrd. Le petit vieux est descendu lui aussi : aurait-il raté son arrêt ? Il devait descendre à Pasto. Non, c'est nous nous sommes réveillés trop tôt, Ipiales, c'est dans une heure. Il est minuit passé quand on arrive enfin. On est fatigué, il fait froid, on ne se sent pas de passer la frontiére maintenant. Du coup, on decide de dormir ici. Un chauffeur de taxi nous conduit à un hôtel et il prend même soin de vérifier qu'il y a de la place pour nous avant de nous laisser. On s'écroule dans un petit lit en fer sous 2 tonnes de couvertures ...
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Demain nous n’irons pas au Santuario de Las Lajas, pour pouvoir arriver à l’agence de voyage le plus tôt possible. Si tout vas bien, dimanche on part pour les Galapagos.
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Publié à 06:05, le lundi 20 juillet 2009 dans k. La Colombie, Ipiales Mots clefs : |
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Au réveil, pas de José. Sa maman nous explique qu'il est parti acheter des bricoles pour le petit dèj. Au menu chocolat chaud dans lequel on émiette des morceaux de fromage, omelette et quelques viennoiseries.
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Puis, il sort son PC portable pour récupérer nos photos. En fait, il y en a pas mal qu'il a prises lui même : il a été bluffé par l'appareil de Céline quand il l'a essayé pour la 1ère fois et n'a pas arrêté de nous le demander pour faire des photos avec. C'est l'occasion de montrer à sa maman et à son petit frère, qui sont ravis, les jolis paysages de montagne qu'il affectionne tant. Car ce guide occasionnel est en fait un ingénieur industriel diplomé l'an dernier, avec Yeison, et il aimerait continuer ses études en Belgique, si il parvient à obtenir une bourse.
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Après avoir chaleureusement remercié sa maman pour son hospitalité, nous filons au bureau de travesiaverde récupérer nos affaires. Yeison est là avec ses photos. On fait des échanges etje leur laisse aussi, à leur demande, le peu de musique qu'il me reste sur l'Ipod. José nous accompagne jusqu'à la gare routière. Mais en route, on s'arrête pour goûter du lechona (la recette ici). C'est du cochon farci. Comme c'est encore la fête à Ibagé, il y en a plein qui sont cuisinés dans la rue. Céline en achète 2 grandes barquettes (avec plein de couenne grillée), ce sera parfait pour manger dans le bus.
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On passe un coup de fil à la maman de Liliana pour prévenir de notre arrivée prochaine à Cali. A ce soir !
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Dans le bus on profite du superbe paysage. Les paysans colombiens ont envahi les flancs des montagnes. La pente ne semble pas les inquiéter. Tout est très vert car c'est humide ici à cette latitude, malgré l'altitude. Une fois à 3200m, on commence à redescendre et rouler un peu plus vite. Un gamin curieux assis à côté de nous s'intéresse à ce que je lis (l'assimil) et ce que j'écoute (brassens). Il profite du trajet pour apprendre un peu de français.
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Une fois arrivés à Cali nous prenons un taxi à qui nous montrons l'adresse de la maman de Liliana. "Pas de problème!" nous assure-t-il mais il s'arrête, toutes les 5 minutes pour demander la route à des passants, un agent de police ou des collègues taxi (pour ca, pas besoin de s'arrêter, il suffit de rouler côte à côte, et tant pis pour la moto qui voulait passer entre les 2). On finit tout de même par arriver : ces beaux quartiers sont un peu excentrés de la ville.
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Martha et Maria nous accueuillent chaleureusement et nous nous installons dans la chambre désertée de Santiago (le frère). Les étagères sont truffées de trophées de tennis. Après une douche chaude (ça faisait longtemps) (non ! pas la douche, la douche CHAUDE), nous partons dîner "typique" dans un chouette restaurant avec un immense toit en feuilles de palme. Maria nous fait boire un mélange de bière et de soda (très bon), et nous dégustons des plats colombiens très bien cuisinés.
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Ensuite, c'est parti pour une visite guidée de nuit en centre ville, en clio. La ville est belle de nuit et nous nous arrêtons pour l'observer depuis la colline, avant de rentrer. Maria nous vante le délicieux vent qui souffle vers 17h et les boites de nuit célèbres dans toute la Colombie. C'est vraiment dommage que nous ne puissions pas rester plus longtemps. Mais nous courrons toujours après notre réservation pour les îles Galapagos. Tant pis, cela nous donnera l'occasion de revenir. Et cette fois ci ce sera en décembre, pour les fameuses fêtes de Cali !!!!
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Publié à 23:15, le dimanche 19 juillet 2009 dans k. La Colombie, Cali Mots clefs : lechona |
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le 24 juin 2009
Dans la nuit, Céline entend des voix qui viennent du petit bassin, José et Yeison n'ont pas résisté à l'idée de prendre un dernier bain avant la journée qui s'annonce raide (on repart sans les mules, avec nos gros sacs à dos). Ils sont dans l'eau depuis 4h30 !
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Réveil à 5h30 pour nous.
On plie tout et comme il fait super beau, on commence à faire sécher la tente, puis les chaussures puis finalement tout ce qui était mouillé. C'est tellement agréable ce soleil, et tellement mieux de partir avec tout le matériel sec que nous ne décollons finalement qu'à 8h au lieu des 6h initialement prévues. Enfin, mes chaussures sont toujours trempées.
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Le couple de colombien qui campait déjà là à notre arrivée va faire la route avec nous jusqu'à Ibague, ils doivent rentrer rapidement à Bogota et préfèrent essayer ce nouveau chemin en 1 jour plutôt que celui qu'ils avaient pris à l'aller et qui se fait en 2 jours.
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Le sac est bien plein même si on laisse sur place les crampons, casques, baudriers et piolets qui redescendront demain en mule. Et puis j'ai pris les affaires les plus lourdes pour alléger au maximum le sac de Céline.
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Nous partons au soleil, le sourire aux lèvres, et nous arrêtons souvent pour faire des photos. Les paysages sont magiques et on veut immortaliser cela. Le groupe s'étire, on discute avec le couple de Bogota, José est derrière et Yeison devant. Soudain José nous rattrape et annonce qu'on n'est pas sur le bon chemin (à l'aller on était passé de nuit, pas facile de reconnaître).
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Plutôt que de faire demi tour, on coupe à travers les frailejones pour essayer de récupérer le chemin. On traverse plusieurs canyons et ruisseaux, et c'est parfois un peu accrobatique. Puis il faut bien se rendre à l'évidence, le chemin n'est pas par là. Nous avons marché trop longtemps dans la mauvaise direction.
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José propose alors de faire demi tour. Mais après concertation (des hommes), il est décidé de marcher la même distance dans la direction opposée. Sauf que maintenant ce n'est plus plat, c'est au contraire plein de bosses et de ruisseaux.
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Après avoir fait les sangliers pour traverser les buissons, on se retrouve à flanc de colline à un endroit très raide, ça devient dangereux. On aperçoit alors un chemin bien tracé en contrebas et on décide de faire marche arrière pour le rejoindre. 2ème round dans les buissons : c'est loin d'être évident, une machette aurait été une aide précieuse. Mais on finit par y arriver après de nombreux passages sur les fesses (de façon plus ou moins volontaire). Une fois sur le chemin, josé accélère le pas car on a perdu pas mal de temps (2-3h) et le trajet est encore long.
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Il est 14h quand nous nous arrêtons pour déjeuner en fond de vallée (celle de l'école). Maintenant qu'on a retrouvé la route, on peut estimer le temps de marche pour rejoindre Juntas. Si tout va bien, on y sera pour la tombée de la nuit. Céline a mal à une cheville et ne se sent pas capable de marcher 12h aujourd'hui. Nous réfléchissons à un plan B qui consisterait à dormir une nuit de plus en montagne. On a tout ce qu'il faut pour camper tout seul ce soir, il ne manquerait que la nourriture.
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Mais José ne pense qu'à rentrer et insiste pour qu'on reparte vite. Il s'agit de monter 300m de dénivelé pour basculer dans l'autre vallée. Nous nous partageons quelques affaires que portait Céline pour alléger son sac. Je vais grimper aussi vite que possible et redescendre chercher le sac de Céline. En avant !
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A la moitié de la montée, je m'arrête essouflé, pose mon sac à dos, et redescends rapidos en croisant tout le monde pour rejoindre Céline. Quand je remonte mon sac a disparu, c'est José qui me l'a pris en plus du sien. Quel fou ! Je le rattrape et j'essaye de récupérer mon sac. Il veut m'empêcher de porter 2 sacs en même temps, prétextant que c'est lui le guide et que c'est à lui de le faire.
- Bon, alors on fait moitié/moitié.
- OK c'est moi qui commence.
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Puis il prend le relais. Mais Céline le rattrape et récupère son sac. Alors j'accélère à nouveau pour pouvoir redescendre et récupèrer le sac de Céline. Le mec du couple colombien en fait autant. Que de galanterie dans ces montagnes ! Céline est têtue, elle me laisse son sac à la 2 ème tentative. Une fois en haut, c'est Yeison qui a mal au bide. Et José pose un bandage sur la cheville douloureuse de Céline. Tout le monde est fatigué mais on est quand même monté en un temps record.
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La descente en pente douce jusqu'au refuge (celui où on avait envisagé de camper) est rapide. On fait le plein d'eau. Ensuite, ça se gâte. La pente s'accentue et le chemin est très boueux. L'eau y coule parfois, c'est très glissant et on ne va pas très vite. Un bout de bois qui trainait par là devient un bon bâton de marche histoire de soulager les genoux.
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Paula, la colombienne, marche avec des bottes en caoutchouc : c'est très bien pour la boue (elle se pose moins de questions que nous pour choisir où poser son pied) mais horrible pour ses pieds. En plus la ceinture ventrale de son sac à dos est cassée, elle porte tout avec le dos. Yeison lui passe un de ses bâtons pour l'aider mais elle descend vraiment très doucement et nous l'attendons souvent. A Estambul, il nous reste 600m de dénivelé à descendre et il est déjà 17h30. Le dernier véhicule part de Juntas vers 20h, donc il nous reste 2h30 pour arriver à temps. A l'aller avec de petits sacs à dos, on était monté en 3h, ça devrait passer ! Erreur !
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Si le chemin est maintenant moins pentu, il fait de plus en plus sombre et les belles dalles de rochers trempés sont maintenant de vrais patinoires, les fesses sont irrésistiblement attirées par le sol et nous redoublons d'attention pour ne pas tomber à chaque pas ou presque. Heureusement, nous effectuons les traversées de rivière avant la nuit. Mais après la dernière, il est temps de sortir les frontales. Sauf qu'on n'avait pas prévu de marcher autant de nuit et petit à petit, les frontales s'éteignent, plus de piles ... Ca devient vraiment très difficile.
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A la fin, José est loin devant, et marche à la seule lueur de son téléphone portable. Derrière, nous marchons à 5 avec 2 frontales. Paula se tord les pieds sur les pierres tandis que son copain est souvent sur les fesses. Finalement Paula s'arrête à bout de force. Ah, elle s'en souviendra du chemin qui devait leur faire gagner une journée de marche !!! Son copain récupère son sac à dos et essaye de marcher avec les 2 sans lumière mais c'est trop dur. Comme le sac à dos le plus léger est celui de Céline, je le prends en plus du mien (sur le ventre) et elle récupère celui de Paula.
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Bientôt on aperçoit des lumières. Il est 21h lorsque nous arrivons enfin à Juntas, heureux d'en avoir fini et épuisés. On mange un bout avant de faire route, environ une heure, à l'arrière d'une Jeep vers Ibague. José nous propose gentiment sa chambre pour la nuit, tandis que Yeison hébergera le couple de colombien.
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A peine arrivés chez José, sa maman nous apporte à manger. On se régale pendant qu'il râle contre son père qui, semble-t-il, a encore oublié où il a mis la clé de sa chambre. Il triture la serrure avec un tournevis et un marteau (il me fait penser à Kevin, notre capitain des San Blas) puis finit par défoncer la porte à coup d'épaule (c'est la 3ème fois nous dira-t-il). Une douche (à l'eau froide, mais ça fait quand même du bien) et au lit (dans le sien). Après cette journée de dingue (on les accumule en ce moment), on n'est pas mécontent de trouver un vrai lit ...
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Publié à 06:55, le dimanche 19 juillet 2009 dans k. La Colombie, Juntas Mots clefs : randonnée galère nuit |
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le 23 juin 2009
Hier soir, Yeison nous a donné notre petit déjeuner pour qu'on puisse le prendre dans la tente au réveil. Comme ça, chacun gère son timing. A 1h, nous sommes prêts mais nos compères n'ont pas entendu le réveil et nous poireautons presque une heure avant de partir. Ce n'est pas très agréable d'attendre dans le froid et ça ne nous met pas en avance pour l'ascension. La journée commence bien !
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Nous marchons en file indienne, à la lumière des frontales et grimpons en slalomant entre les frailejones. L'ascension débute sous un ciel étoilé, c'est super chouette ! La montée est lente puis raidit progressivement.
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J'ai pris le gros sac à dos pour porter mes affaires + celles de Céline, pour que ce soit moins difficile pour elle. Peu à peu les frailejones disparaissent, remplacés par les cailloux. La pente s'accentue encore et le jour se lève, déjà les nuages commencent à rappliquer.
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Tout le monde a l'air en forme et nous arrivons bientôt dans une partie raide et exposée appelée "el canal".
On met les casques et on s'y engage un par un, car les pierres dégringolent pas mal. Encore un peu de rochers avant d'arriver enfin au glacier vers 4600m.
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Nous nous équipons : baudriers, crampons, piolets et montons désormais encordés, dans une neige molle. La progression est très lente car José s'arrête à chaque longueur de corde (qui n'est pas bien longue) pour creuser un point d'assurage (2 piolets bien enfoncés et une sangle). Le ciel est de plus en plus bouché et la neige finit par s'inviter.
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Nous grimpons jusqu'à 8h30 environ. nous sommes maintenant à 5000m et la pente est de 70 degrés. On peut encore monter 1/2h, mais ensuite il faudra redescendre car la neige deviendra trop molle. Comme de toute façon on n'a plus le temps d'atteindre le sommet et qu'il neige de plus en plus, nous decidons de redescendre sans attendre. Nous ne sommes pas très loin du sommet, mais il faut être raisonnable. En montagne, il est important de savoir faire 1/2 tour. Et puis la descente, avec la neige, ça va pas être de la tarte !!!
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José installe alors un nouveau relais et pose un rappel. La corde a absorbé la pluie et la neige fraîche colle dessus : nous avons les mains trempées et gelées en fin de rappel. On remet ça une nouvelle fois, jusqu'à ce que la pente s'adoucisse et qu'on puisse descendre sans être encordés, dans la neige.
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Il faut maintenant desescalader les gros rochers recouverts de neige, et c'est super casse gueule, On ne va pas plus vite qu'à la montée. Arrivés au "canal", dernier rappel. La terre déjà meuble à l'aller alors qu'elle était sèche, est maintenant boueuse. Ca glisse sacrément, on laboure le sol et on fait dégringoler beaucoup de rochers.
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Nous arrivons au campement "los corazones", 4600m et cherchons ensuite les pierriers pour descendre plus vite : en plantant bien le talon et en se laissant glisser un peu sur chaque pas. Lorsque nous retrouvons enfin les frailejones, c'est moins pentu et il y a de la flotte partour, ça ruisselle de tous les côtés. Au début, on essaie d'éviter de mettre les pieds dans les flaques puis on laisse tomber ...
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On finit par rejoindre le sentier qui nous ramène aux "thermales del canyon". Humberto, ça devient une habitude, nous tend des tasses d'agua de panella lorsque nous arrivons. On n'est pas si trempé que ça car on avait sur nous nos pantalons de pluie et ils ont été très efficaces.
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Nous nous jetons dans les duvets tandis que José et Yeison préfèrent se mettre à l'eau. Chacun sa priorité : pour nous c'est la sieste. Lorsque nous nous réveillons, nous les rejoignons dans le petit bain et nous en sortons à la nuit tombée. José qui était parti préparer le dîner s'est endormi dans son duvet. Nous nous installons à 4 dans leur tente pour préparer le dîner. Demain, il s'agit de rentrer à Juntas et ça va encore être une longue journée de marche.
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Au final, on n'est pas trop deçu d'avoir raté le sommet. Si on était parti à l'heure ou si la neige avait été meilleure (évitant de faire le système de relais qui nous a fait perdre beaucoup de temps) on aurait pu aller au sommet. Mais vu les nuages, on n'aurait rien vu. On a quand même vécu une très belle experience de randonnée en haute montagne.
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Publié à 06:38, le samedi 18 juillet 2009 dans k. La Colombie, Juntas Mots clefs : haute montagne |
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Les 21 et 22 juin 2009
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Journée galère :
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Aujourd'hui, on doit grimper 2800m d'après les estimations, la journée va être longue et dure, alors autant commencer de bonne heure ! En prévision, nous avons demandé hier à partir à 6h mais ça s'éternise. José n'est pas là, le muletier est parti dans la montagne chercher ses mules qui se sont fait la malle pendant la nuit ...
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Le petit déjeuner est bon et copieux, dans la gargote où nous avons dîné hier soir. Comme hier, on nous sert le fromage avec la boisson chaude (hier agua de panela et ce matin chocolat chaud). Forcement on se pose des questions et on se renseigne. C'est tout simplement parce qu'ici, on émiette le fromage dans la boisson ! José finit par arriver, avec Yeison, son copain d'escalade, qui va se joindre à nous. Il est finalement plus de 8h lorsque nous quittons enfin Juntas et croisons le muletier qui a fini par retouver ses 2 mules.
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Nous prenons d'abord une route bitumée, puis le reste d'un pont (3 troncs d'arbres côte à côte) pour arriver au sentier. Le début ne monte guère car nous longeons une rivière. Nous la traversons d'ailleurs à plusieurs reprises, de façon plus ou moins académique, sans pour autant avoir à se mouiller les pieds. Puis José nous demande de nous arrêter pour boire un coup car la montée qui arrive va être longue et raide. Le chemin est parsemé de grosses dalles de roche blanche assez lisses. C'est très agréable de marcher là-dessus.
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Le muletier à cheval et ses 2 mules finissent par nous rattraper et nous doubler. Yeison en profite alors pour changer de chaussures car les siennens viennent de rendre l'âme. Ça fait 1/2 heure que la semelle baille et le scotch et la cordelette mis en guise de réparation de fortune ne tiendront pas toute la journée. Du coup il récupére les chaussures de José qui lui, prend ses chaussures de haute montagne. Le chemin raidit franchement et nous suivons de près le muletier, qui est descendu de cheval. Puis la pente s'adoucit suffisamment pour qu'il remonte sur sa monture et qu'il disparaisse au loin. Nous ne sommes pas prêts de le revoir !
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A 11h, nous grignotons à Estanbul, une petite maison abandonnée. Nous avons gagné 600m d'altitude en 3h. A ce rythme, ça nous fait arriver ce soir à 22h !!! José nous rassure, ça va vraiment monter à partir de maintenant. Effectivement c'est nettement plus raide.
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Par endroit, c'est très boueux et on marche sur les pas des mules. Certains tronçons de chemin ont été aménagés : de grandes bûches de bois ont été posées côte à côte pour faire des marches d'escalier. José invite souvent Céline à boire pour se "réhydrater". Elle a très nettement ralenti son pas et ce n'est que le début. Et elle parait essoufflée. José et Yeison lui assurent que la prochaine pause déjeuner est toute proche, à Casa Nieves... mais ça prendra quand même 3/4 d'heure !
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Cette fois nous avons grimpé 800m en 2h. Mais je suis inquiet pour Céline qui me parait déjà très fatiguée alors qu'il nous reste encore beaucoup de chemin... En plus elle n'a pas faim et n'avale que la moitié de son sandwich. Yeison, qui n'avait pas de sac à dos jusqu'à présent, va continuer avec celui de Céline, ce sera toujours ça de moins à porter.
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Pas le temps de faire la sieste (qui aurait été la bienvenue), nous voilà déjà repartis. Ça monte moins maintenant mais ça monte toujours. Au bout d'une bonne heure nous arrivons au col. Ici, il faut descendre "rapido" au fond de cette vallée où l'on aperçoit quelques toits dont une école, qui abrite un pensionnat pour 16 personnes. Les enfants ne peuvent pas faire le trajet jusqu'à l'école chaque jour car ils habitent trop loin, ils viennent donc pour la semaine complète. L'électricité provient d'une petite turbine Pelton, elle fournit de l'électricité pour toute la vallée. C'est agréable de descendre au son d'une musique locale qui semble se rapprocher. Ce qui est moins sympa, c'est qu'il nous faudra ensuite remonter tout ça à notre retour.
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Comme annoncé par le guide, ça descend très raide et on est vite en bas. Nous passons le petit barrage bâti pour dériver l'eau dans un ruisseau pour la turbine. Le sentier n'est plus vraiment marqué, nous marchons dans des prés. Céline est à la peine. Elle a même envie de vomir par moments. José croyant cette envie permanente se fâche de ne pas avoir été mis au courant plus tôt : ce pourrait être un symptôme du mal d'altitude. Il propose que nous raccourcissions la 1ère journée en demandant refuge à une maison des alentours ou de trouver un cheval pour Céline. Nous optons pour la 2ème solution, et il part devant pour trouver un cheval à louer. Petit à petit Céline se sent mieux (serait-ce l'idée de bientôt monter à cheval qui fait effet ?).
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Mais José revient, sans cheval, il faut redescendre en fond de vallée pour en trouver un. Comme Céline se sent mieux et qu'il ne reste, nous assurent-ils, que 300m à monter, elle décide de continuer à pied, en pensant que dans 1h30 grand maximum, cette dure journée sera enfin terminée. Mais José et Yeison ont seulement parlé de la montée qui nous attend, en omettant de préciser qu'ensuite on doit encore marcher un bon bout de temps plus ou moins au plat. Et en effet on a marché presque 2h, dans le noir, à la frontale. Céline n'en peut plus. Elle s'arrête souvent, son coeur bat la chamade, mais on n'a plus le choix, il faut continuer. Cela parait interminable : ça fait plus de 11h que nous sommes partis... Nous arrivons à une barrière... on est arrivés ? non, fausse alerte... Puis nous entendons un bruit d'eau qui coule au loin, qui se fait de plus en plus distinct (il y a une source chaude au "camping"). Puis une lampe rouge. Ça y est enfin, nous y voilà. Nous sommes à 3900m et il est 20h passées soit 12 heures pile poil après notre départ. Si on était partis à l'heure prévue, on serait arrivés avant la nuit.
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Humberto, qui vit ici dans une petite maison traditionnelle, nous accueille dans sa cuisine avec des tasses d'agua de panela bien chaude (c'est du sucre de canne fondu dans de l'eau, avec des feuilles de menthe fraîche du jardin). Céline s'écroule sur le banc. Un jeune couple de colombiens est en train de prendre un bain dans un des bassins d'eau chaude, tout près de là où nous installons les tentes. Le muletier est là, il ne repartira que demain matin et nous récupérons nos gros sacs.
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Une fois les 2 tentes montées, nous prenons, Céline et moi un bain bien mérité dans l'eau à 38 degrés, pendant que José et Yeison préparent le dîner. C'est d'autant plus agréable qu'on en a vraiment chié pour arriver jusque là. Lorsque nous sortons de l'eau, Céline préfère s'emmitoufler dans son gros duvet plutôt que de dîner. José parvient tout de même à lui faire avaler un peu de soupe. Moi je dîne avec eux sous leur tente, qui est nettement plus grande que la nôtre, et qui est bien pratique pour cuisiner avec les réchauds. Je file ensuite au lit alors que José et Yeison vont rejoindre Humberto dans l'eau chaude.
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Journée repos :
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Nous étions si fatigués que la pluie, qui est tombée toute la nuit, n'a pas suffi à nous empêcher de dormir.
Au réveil, José nous tend de l'agua de panela sous la tente, mais il pleut et on reste au lit. Nous finissons par sortir pour petit déjeuner tard à l'abris chez Humberto.
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Finalement la pluie s'arrête de tomber en fin de matinée et nous faisons une petite balade sur les collines aux alentours. La plante reine du coin, c'est le frailejon, il y en a partout ! Ça grandit très lentement (genre 1 à 2cm par an) et ça fait des fleurs jaunes.
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Et bien sur, le ciel gris ne nous empêche de longues baignades dans la piscine. Ca c'est vraiment quelque chose d'exceptionnel, cette eau chaude à cette altitude ! Car ne vous y trompez pas, dehors il fait super froid et on passe du maillot de bain à la polaire-gants-bonnet.
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Normalement demain, c'est l'ascension du Tolima del Nevado (à 5225m), mais Céline hésite à la tenter. Elle a peur de ne pas y arriver et d'empêcher le reste du groupe de monter au sommet. José lui explique les différentes options et il est confiant pour la marche. En plus elle se sent mieux même si elle sent son coeur se serrer de temps en temps. Comme José affirme que ça lui fait tout le temps la même chose à cette altitude, elle se laisse convaincre. Départ fixé à 1h alors au lit de bonne heure.
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Publié à 06:44, le vendredi 17 juillet 2009 dans k. La Colombie, Juntas Mots clefs : termales del canyon, randonnée Tolima del nevado, sources chaudes |
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Le 19 juin (bon anniv' Den) et le 20 juin 2009
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Pour notre dernière matinée à Bogota, nous allons au Montserrate, une colline surmontée d'un Sanctuaire, qui domine la ville à l'est. Reto, qui souhaite aller jusqu'à Arménia (10h de bus) hésite, mais vient finalemt avec nous. Fainéants que nous sommes, nous prenons l'option funiculaire (l'après midi c'est téléphérique). Tant pis, nous n'aurons pas droit au lever de soleil sur la ville après être montés à pieds comme l'a fait Mustapha, le marseillais rencontré à Valledupar. La vue permet de mesurer l'étendue de la ville, la pollution qui la recouvre, et la beauté des montagnes qui l'entourent.
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De retour au Platypus, nous faisons nos adieux à Reto, qu'on ne manquera pas d'aller voir à Arequipa, au Pérou, où il sera en mission humanitaire en Septembre. Pour la 1ère fois, nous demandons à la réception de nous réserver une chambre d'hôtel à Ibague. Nous déjeunons d'excellentes viandes grillées (paradillas) sur l'avenue Jimenez puis rejoignons le terminal Norte en taxi. Les minibus urbains avec nos énormes sacs à dos c'est compliqué, les chauffeurs hésitent parfois à nous laisser monter de peur qu'on prenne 2 places pour le prix d'une...
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On essaie de négocier notre ticket de bus pour Ibague mais le guichetier ne veut rien entendre. Finalement il nous fait quand même une réduction en se trompant quand il nous rend la monnaie : 15 000/personne c'est un excellent prix, merci !
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Pour rejoindre Ibague, il nous faut d'abord descendre dans la vallée et ça se réchauffe sacrément dans le bus : Céline qui avait mis des collants (car aujourd´hui on a aussi fait une lessive et dans ce cas là on met ce qu'il reste ...) est en train de le regretter. Enfin débarqués à Ibague, on se pose dans une gargote « information touristique ». On nous y apprend que tous les bus pour Cali partent de nuit car la route de montagne est fermée aux grands bus la journée (ceci dit l'information est complêtement fausse). Ça ne nous arrange pas, cette route qui monte à plus de 3200m d'altitude est parait-il « espectaculaire » et on tient à la prendre de jour . Les cyclistes colombiens ont un sacré mérite, ils rigoleraient bien dans cols des alpes ! Alors on ira d'abord à Arménia de jour, puis à Cali !
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Mais on est surtout venu là à la recherche d'un guide de montagne. Le premier qu'on tente de joindre est à l'étranger, mais le second est le bon. Il arrive pour discuter avec nous 15 minutes pluis tard.
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Jose est souriant, jeune, agréable. On discute de la randonnée dans le parc national Los Nevados. A première vue c'est possible, il faudra passer à l'agence demain (Travesiaverde) pour étudier les différentes possibilités. José parle anglais mais comme nous lui répondons en espagnol, il finit par s'adresser à nous en espagnol. Il propose de nous accompagner en taxi jusqu'à notre hôtel, à 2 pas d'ici, prétextant que le coin n'est pas très sûr la nuit. Le réceptionniste, qui n'a pas l'air très fin, ne retrouve pas notre réservation ! Pourtant on la voit épinglée sur le mur avec nos noms dessus. Mais l'autre ne veut rien entendre, ça nous apprendra à réserver ! José qui n'aime pas l'hôtel nous pousse à partir au plus vite et nous trouve un autre hôtel, bien mieux situé (mais le prix a doublé). Allez, ce n'est que pour une nuit...
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Le lendemain, nous avons RV à l’agence à 11h. Du coup on a tout le temps pour aller voir le défilé des chevaux. Et oui, c’est la fête à Ibagué pendant toute la semaine. Sauf que personne à l’hôtel ne sait où à lieu ce fameux défilé et la femme qui nous en a parlé hier n’est plus là. En plus ce n’est même pas sur le programme officiel. Je laisse tomber, à contre cœur…
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A l’agence nous retrouvons José. Il nous présente une randonnée en 4 jours qui permet d’aller au Tolima del Nevado, un sommet à 5225m. C’est très tentant et les photos sont sympas mais j’hésite car la première journée de marche comprend 2800m de dénivelé(c'est une estimation à la louche, ils n'ont pas de carte du coin avec les altitudes). Même si les sacs sont portés par des mules, ça me fait peur. Mais si on veut faire le sommet, on n’a pas le choix car on est pris par le temps. On a en effet une option sur une croisière aux îles Galapagos pour le 28 juin. Finalement je donne mon accord. Ah, si j’avais su comment ça allait se passer, je serais allée directement à Cali voir la maman de Liliana !!!
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Nous avons l’après midi de libre car on ne part que ce soir pour le village d’où part la rando. Du coup on passe notre temps dans la rue piétonne pour voir défiler les reines d’Ibagué.
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Ici il y a des reines pour tout (reine de la pomme de terre …) et pour les fêtes de juin, ce sont les reines des entreprises qui défilent. Les grandes entreprises ont chacune leur reine et leur char. Les plus petites (genre les pharmaciens) se regroupent pour présenter une reine commune. Chaque reine défile avec un compagnon. Garde du corps ou copain, on ne sait pas, mais apparemment il se doit de ne pas sourire. Entre 2 voitures, danses folkloriques et animations. Confettis, bonbons, mousse à raser, les gens s’amusent comme au bon vieux temps du carnaval en France (video ici)
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A 18h nous retournons à l’agence et trions nos affaires. On laisse presque tout ici, ça ne sert à rien de randonner avec le carnet de voyage du Panama ou le guide du Brésil … Enfin on embarque dans une camionnette direction Juntas. L’agence y a une maison en construction qui servira à accueillir les clients. Nous on va camper sur la dalle en béton ce soir. Avec nous John, un colombien qui va justement bosser sur la maison. Il est accompagné de sa chienne labrador, Nika. C’est une chienne pour les secours en montagne. Tout le monde à l'agence en est très fier et ne rate pas une occasion de nous parler de ses exploits. On croirait moi avec Viona ! Bon elle n’obéit pas aussi bien que Viona mais elle est gentille.
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Le soir, je vais me coucher tôt (en prévision des 2800m de demain) pendant que Mic papote jusque tard avec John, un ami et un gars du village qui a un fort accent, Pablo.
Mic : on parle de tout et de rien. Pablo, qui a un fils de 15 ans me raconte combien il est fier de la réaction de son fils quand il lui a annoncé qu'il voulait vendre sa maison dans la montagne: son fils n'est pas d'accord, il y tient lui aussi à cette maison, et il compte bien venir y passer sa vie plus tard. En fin de soirée, quand je lui dis qu'on va randonner dans le parque los Nevados, Pablo me propose gentiment de nous envoyer son fils qui se fera un plaisir de nous servir de guide ! Non merci, notre guide arrive demain matin, c'est José!
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Publié à 05:40, le vendredi 17 juillet 2009 dans k. La Colombie, Ibagué Mots clefs : randonnée tolima, reines |
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le 18 juin 2009
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Maintenant que nous avons fait les incontournables touristiques on peut se tourner vers le reste. Reto a très envie de visiter le musée de la police car on peut soit disant y voir la veste que portait Pablo Escobar quand il a été abattu.
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Pablo Escobar, c'était le plus puissant et le plus riche narco trafiquant colombien des années 80-90. Il a fait assassiner des centaines de personnes et régnait en maitre sur Medellin. Un temps politicien, il a proposé au gouvernement de payer la dette du pays en échange de son immunité dans le trafic de cocaïne. Le gouvernement a refusé. Recherché par la police, il a accepté de se faire emprisonné mais dans une prison construite par lui et pour lui, d'oú il pouvait continuer se petites affaires. Quand le risque de se faire extrader vers les Etats Unis a été trop grand, il s'est tout simplement évadé et a continué son trafic dans la clandestinité. Finalement, il a fallu constituer une organisation spécialisée dans la chasse à Escobar et plus d'un an pour le localiser et l'éliminer. Il a été trahi par un coup de téléphone passé à son fils !
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Bref, nous voici au musée de la police. Dés notre arrivée nous sommes pris en charge. Ici, tout est réglé, organisé, minuté. Mais il y a quand même une petite place à la fantaisie et notre guide (un policier en formation) se permet régulièrement de petites blagues. Nous passons dans les salles où notre guide commente certaines vitrines. Il y a 2 statues en cire de Pablo et beaucoup d'objets lui ayant appartenus dont le téléphone qui a permis de le retrouver (bon ce n'est pas très moderne comme portable mais c'était en 93). Nous cherchons en vain les taches de sang sur le fameux blouson mais ce n'est pas celui qu'il portait le jour J (publicité mensongère du Lonely).
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Plus loin nous avons droit aux grandes affaires colombiennes : les prises de drogues, encore Pablo, Ingrid Betancourt (notre guide ignorait qu'elle est aussi française), et le collier de la terreur. On se croirait dans un film avec Bruce Willis. Une femme capturée par les Farc a été relâchée avec un collier-bombe autour du cou. Ils exigeaient une rançon de 15 millions de pesos. Finalement le collier a explosé, tuant l'otage et le policier qui essayait de le désamorcer.
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Puis notre guide nous présente le fondateur de la police colombienne : Juan Maria Marcelino Gilibert Laforgue. Là on se prend un blâme car on ne le connait pas alors qu'il est français ...Ici c'est un personnage célèbre. Mais pas en France ! Inconnu de wikipedia en français.
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Notre guide prend très au sérieux le métier de policier. Il est très étonné quand on lui dit qu'en France, beaucoup de gens n'aiment pas la police. « Mais pourquoi ? Ils sont là pour aider les gens ! » . Ici ils ont un dicton : « si tu veux être heureux un jour, vas te bourrer la gueule, si tu veux être heureux un an, maries toi, si tu veux être heureux toute la vie, deviens policier !!! ».
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On termine par une exposition des uniformes de la police colombienne et de la police du monde entier. En fait on réalise que depuis notre arrivée en Colombie on a souvent confondu police et armée car les uniformes de la police sont verts et ressemblent, pour nous, à un uniforme militaire. Les uniformes français datent d'avant la guerre à moins que Sarko ait remis le plumeau au goût du jour depuis notre départ.
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Une petite interro surprise sur un uniforme colombien montre à notre guide qu'on n'a pas totalement assimilé la signification des différents insignes et grades. On a le droit de revenir quand on veut pour une séance de rattrapage !
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On mange en ville et on se promène. Dans une rue piétonne, on trouve 2 peintres qui font des tableaux en direct à la bombe de peinture. Ce sont exactement les mêmes techniques qu'en France mais on s'arrête quand même 5 minutes pour regarder. Une fois le tableau terminé il est mis en vente mais si les curieux sont nombreux, personne ne se précipite pour acheter.
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Les artistes ont donc mis au point une technique originale pour récupérer quelques pesos. Ils proposent une loterie avec comme lot un tableau au choix. Le prix du billet est dérisoire et on peut avoir un tarif réduit si on en achète 3 d'un coup. Du coup pas mal de gens se laissent tenter. Mais ça ne s'arrête pas là. Pour relancer la consommation, le peintre propose ensuite aux gens qui ont acheté des tickets au premier tour d'en avoir encore plus à un tarif préférentiel. Les gens remettent la main au porte monnaie. Puis ultime offre : les gens ayant des tickets et qui ne seront pas gagnants pourront acheter un tableau à moitié prix ! Nous on a prix un ticket juste pour soutenir les artistes et on prie pour ne pas gagner ! Ouf, c'est notre voisin ...
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La suite du programme, c'est de trouver un nouveau pantalon de rando pour Mic. Car sur les 2 qu'il porte depuis le début du voyage, l'un a rendu l'âme au rafting et l'autre présente de sérieux signes de faiblesse. On va rendre visite aux adresses récupérées à l'hôtel. Ici on trouve souvent des rues à thème. Genre, vous voulez une bobine de fil, il y a 5 magasins côte à côte qui en vendent. C'est pareil pour les affaires de sport, on en trouve une pleine rue. Ca permet de comparer mais on n'y trouve que des survêtements. On traverse donc la moitié de la ville en taxi jusqu'à un autre magasin. Ici il n'y a qu'un seul modèle, une seule taille et il est orange vif et ultra large. Mic met son véto, il ne veut pas ressembler à un clown. Je proteste ! J'ai bien un pantacourt orange moi ! (et Jule aussi) (comme ça ils sont 2 à être ridicules). Finalement il trouve son bonheur dans un centre commercial pas loin. Il n'y a qu'une marque mais, oh miracle, il y a plusieurs tailles et plusieurs couleurs ! Du coup il le prend beige, comme la bobine de fil que j'ai acheté hier. Il y a un message ? (il est très clair le message, non ?)
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Pour fêter ça, on file au cinéma. Reto veut aller voir « Los viajes del viento » (les voyages du vent), un film colombien présenté à Cannes cette année. L'histoire d'un accordéoniste qui traverse la Colombie pour retrouver son ancien professeur. L'occasion de découvrir de très jolis coins de Colombie, et des cultures très variées.
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Pour nous, des paysages encore inconnus et des coins où on est passé comme la scène dans la rivière avec les gros cailloux blancs et les indigènes. C'est celle où on s'est baigné près de Valledupar. On a beaucoup aimé même si on n'a pas tout compris ... A revoir en français !
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Publié à 01:22, le vendredi 17 juillet 2009 dans k. La Colombie, Bogotá Mots clefs : les voyages du vent, los viajes del viento, pablo escobar |
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